Quatrième de couverture du Cahier Bachelard n° 8 - Bachelard et la phénoménologie - 2006



Les contributions rassemblées dans ce volume n'entendent pas chercher un dénominateur commun minimal entre la pensée de Bachelard et la phénoménologie, en ramenant à la portion congrue leurs différences et en mettant en parallèle, coûte que coûte, deux voies de recherche qui ont de toute évidence si souvent divergé. Il s'agit, bien au contraire, de faire se recroiser des chemins, des interrogations et des intuitions dont les différences mêmes, pour indéniables qu'elles soient - mais aussi parce qu'elles sont indéniables - indiquent un partage de certaines interrogations fondamentales. Nous avons donc cherché à faire entendre, au sein des différences thématiques entre les écrits de Bachelard et ceux des philosophes qui se réclament de la pensée et de la méthode phénoménologiques, la résonance d'un même acte philosophique. Autrement dit, nous n'avons eu d'autre projet que de donner au lecteur de ce dossier " Bachelard et la phénoménologie " l'occasion d'entendre, dans l'espace de pensée ouvert entre deux rives différentes, le retentissement d'un même style et d'un même dynamisme philosophiques.

En un mot, si Gaston Bachelard est ici considéré comme un non-phénoménologue, c'est conformément à sa manière de comprendre le " non ", c'est-à-dire en concevant l'adversité comme un moment du jeu entre deux forces expressives qui s'entrecroisent et retentissent l'une sur l'autre.

 

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